undefinedC’est officiel. La Nouvelle-Calédonie dispose désormais d’une Agence rurale. L’établissement a tenu son premier conseil d’administration. Objectif numéro 1 : soutenir la production agricole dans un objectif d’autosuffisance alimentaire.

Cette agence créée le 3 juillet dernier par les élus du Congrès doit répondre à plusieurs interrogations et demandes et reste, pour le gouvernement, « un outil pays au service de la brousse calédonienne. Il vient en soutien de la production agricole dans un objectif d’autosuffisance alimentaire, mais pas uniquement, puisqu’il portera également des missions de préservation du milieu ainsi que des actions visant à prévenir le changement climatique. »

undefinedAu juste prix. L’une des missions principales de l’organisme reste néanmoins de soutenir au plus près les filières locales afin « de maintenir des prix abordables au consommateur », toujours selon le gouvernement. En tout, ce seront deux milliards de francs qui seront dédiés à la régulation des filières (bovine, porcine, céréalière, cervidés, aquacole, pêche hauturière, squash, coprah, café et fruits et légumes). 220 millions de francs d’aides « auparavant réparties entre les trois provinces » seront concentrés au sein de l’Agence rurale dans le but d’harmoniser certains dispositifs « et de réduire les disparités de traitement entre les provinces ». Ces filières représentent aujourd’hui une valeur marchande de 12 milliards de francs et près de 1 500 emplois.
L’Agence rurale disposera d’un budget global de 3,5 milliards de francs, issus de deux taxes qui lui seront affectées directement (la TSPA, taxe de soutien aux productions agricoles et agroalimentaires, et la TCA, taxe sur les conventions d’assurances).

 

Le conseil d’administration

Le conseil d’administration de l’Agence rurale rassemble onze membres et est présidé par un représentant de la Nouvelle-Calédonie. Il est composé du membre du gouvernement en charge du secteur, de quatre membres du Congrès, de deux personnes qualifiées désignées par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, d’un représentant de chaque province et du président de la chambre d’agriculture.