undefinedL’IRD a lancé l’année dernière une campagne de contrôle des acanthasters. L’Institut dresse aujourd’hui un premier bilan de cette opération. Et le salut pour le lagon vient du vinaigre !

Financée par la Province Sud avec la coordination de l’IRD et l’assistance logistique d’Abyss Plongée et de l’Aquarium des Lagons, la campagne a permis de mettre en évidence que la méthode visant à injecter du vinaigre dans ces hôtes indésirables du lagon a ramené les populations d’acanthasters à un niveau considéré comme « normal. Initialement développée par l’IRD en 2014 et désormais considérée comme la méthode de contrôle la plus efficace et la plus respectueuse de l’environnement, elle a été adoptée en 2018 par nos voisins australiens dans leur lutte pour protéger la grande barrière de corail contre le fléau des acanthasters », rappelle l’institut.

Suivis mensuels


« Au total, indique Pascal Dumas, biologiste marin à l’UMR Entropie, 5 147 acanthasters ont été injectées en trois jours grâce au travail de 11 plongeurs bénévoles, soit une biomasse équivalente estimée à 4,8 tonnes. » Des suivis mensuels permettront de confirmer l’efficacité de ce type d’actions sur le moyen terme, pour s’assurer que les densités d’acanthasters sont bien retournées à la normale et le resteront.
De plus, « l’absence d’observation d’étoiles de mer immatures (juvéniles) au moment de la campagne est plutôt une bonne nouvelle. Mais nous sommes actuellement en pleine saison de reproduction des acanthasters » nuance l’IRD, ce qui implique le risque de voir arriver de nouvelles générations d’étoiles de mer en provenance d’autres pays de la zone ou même d’autres récifs de Nouvelle-Calédonie.

Les sites retenus étaient la zone de Prony (aiguille, îlot Casy, îlot Montravel) et l’îlot Redika, sur lesquels des infestations d’acanthasters sévères ont été détectées courant 2018 grâce à la plateforme de suivi participative Oreanet.
http://oreanet.ird.nc