Claude a tout réussi dans sa vie : son mariage, sa carrière… Maire de sa ville, il se destine à devenir sénateur. Pour Lucas, son petit-fils adoré, la vie est bien moins souriante : ses parents divorcent, il n’est pas bien dans sa peau, et il accuse un jour son grand-père de viol. Daniel Auteuil incarne le personnage de Claude. L’acteur nous en dit plus sur sa participation exceptionnelle dans cette mini-série télévisée.

undefined

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?
Daniel Auteuil : Vincent Garenq et moi avions déjà travaillé ensemble sur un film, Au nom de ma fille*. Il m’a contacté pour me proposer le rôle de Claude, que j’ai accepté en toute confiance parce que je savais qu’on ne serait pas dans le sensationnel mais au cœur même de l’histoire. Vincent s’empare d’histoires judiciaires et sociales qu’il traite et réalise avec beaucoup de rigueur.

Connaissiez-vous l’affaire Iacono dont est librement inspirée cette série ?
D. A. : Cette affaire, que je ne connaissais pas, est avant tout une tragédie familiale qui est la conséquence du malheur d’un petit garçon. J’ai pensé au cheminement de ces deux personnes, le grand-père et le petit-fils, et de leurs familles.

Comment avez-vous abordé ce personnage ? Laissera-t-il des traces ?
D. A. : Je n’avais pas lu le livre de Christian Iacono avant de commencer le tournage : je voulais entrer dans l’histoire sans rien savoir. C’est un peu ma méthode. Je m’oblige à laisser une page blanche et à me laisser surprendre par le scénario parce que je ne veux rien préméditer.  
Cette mini-série marque votre retour à la télévision depuis très longtemps…
D. A. : C’est vrai, je n’avais pas fait de téléfilm depuis 1974. Je choisis mes rôles mais je suis aussi choisi : c’est une vraie démarche. Je vois l’opportunité de grands rôles, d’être à la fois dans une époque et d’incarner un destin. Comme je vous le disais, j’ai accepté ce rôle parce que c’était Vincent Garenq, mais aussi parce que la télévision offre cette possibilité de raconter des histoires qu’on ne peut pas raconter au cinéma en ce moment.
Propos recueillis par Mona Guerre
* Ce film, sorti au cinéma en 2016, est inspiré de l’affaire Dieter Krombach, un fait divers qui s’est déroulé en 1982 et dont l’affaire a duré plus de trente ans.

OÙ & QUAND ?
LE MENSONGE,
série inédite de
4 x 52 min.
Sur France 2, le mardi
6 octobre à partir
de 21 h 05